J'ai pendant longtemps plus ou moins considéré que les artistes romantiques avaient tendance à enjoliver la réalité . Ainsi, les diverses gravures représentant le PERIGUEUX du 19ème siècle me semblaient idéalisées...
Quelques cartes postales anciennes ont repris de telles gravures pour illustrer une série intitulée PERIGUEUX en 1850.
L'une d'entre elles représente une vue des Arènes , genre très champêtre , où quelques habitations s'étaient incrustrées dans les ruines romaines.
Comme Saint Thomas , je doutais encore ... Une vision d'artiste, fort loin de ce que devait être la réalité, pensais-je...
Et pan ! Quelle surprise lorsque je suis tombé sur une photographie des années 1870 , qui reprenait l'exact angle de vue de la gravure ! Tout était bien ainsi , avec les restes intacts d'habitations construites dans les ruines...
Il semble que le cliché d'Eugène BOULLE , photographe installé à PERIGUEUX à partir de 1868, ait été pris à l'époque de l'ouverture du boulevard des Arènes en 1877. Les trottoirs sont à peine ébauchés , et de simples barrières en bois délimitent l'enclos des Arènes. Les beaux immeubles de ce quartier chic n'étaient encore qu'à l'état de projets...
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