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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 15:47

Contrairement à aujourd'hui, on se baignait fréquemment dans toutes les rivières du PERIGORD jusqu'au milieu du siècle dernier.

Ce cliché , comme l'indique la banderole, illustre le départ de la traversée de PERIGUEUX à la nage du 7 Août (un nageur cache la date exacte, qui doit se situer entre 1930 et l'après guerre).

Les nageurs sont juchés sur une gabarre, ce qui semble indiquer que la scène a été photographiée dans le bassin du port de PERIGUEUX. 


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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 22:01



De la modification du paysage urbain par l'effet du changement des modes de transports (carte du haut des années 1905, carte du bas une cinquantaine d'années plus tard)...
Et contrairement à ce que je croyais, la station service existe toujours aujourd'hui, le canton étant encore épargné par la concurrence des grandes surfaces ...
 

  

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 10:12

SAINT MICHEL DE RIVIERE, qui fut rattaché à la commune de LA ROCHE CHALAIS en 1972, ne comptait que 583 habitants en 1913. Et pas moins de 57 élèves pour l'école communale ! Je ne vois qu'un instituteur sur la photo ( très hussard de la république, avec barbe et moustache, sous une casquette autoritaire...); il ne devait pas chômer avec tous ces élèves !

Remarquez à gauche du cliché le conduit de cheminée du poêle.

La plupart des élèves sont chaussés de sabots de bois. La photo doit dater de la grande guerre, car quelques enfants sont coiffés d'un calot militaire, sans doute en souvenir du père ou du grand frère qui devaient en baver tout là bas dans le Nord...

Bien entendu, comme dans la plupart des petits villages, l'école partage ses murs avec la mairie.

Quant à la recette buraliste , je ne dirais pas qu'elle partage ses murs avec l'église, mais les 2 bâtiments semblent bien proches.

 

 

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 10:56

C'est sur l'hippodrome de CHAMIERS , tout près de PERIGUEUX, qu'eut lieu sur trois jours les 22,23 et 24 Avril 1911 le premier meeting aérien de la DORDOGNE.
Tout a été prévu pour attirer et accueillir la foule : train spécial sur la ligne PERIGUEUX-RIBERAC, service médical assuré par les dames de la Croix-Rouge, service d'ordre par une compagnie du 50eme ...
On a construit tout spécialement trois hangars pour abriter les aéroplanes, et dès le premier jour les curieux s'y pressent pour découvrir ces drôles de machines.




Quatre pilotes animent ce meeting.

René LABOUCHERE
Il pilote un biplan Farman "flambant neuf, élégant et robuste" , qui décolle "très facilement au premier essai et atterrit avec une aisance remarquable" , devant cinq mille spectateurs.
Il effectuera même un vol avec un passager...




Monsieur FISCHER
Après avoir déjeuné sous le hangar, il effectue un vol parfait sur son biplan et se pose avec "une légéreté surprenante après avoir plané au dessus de la gare et évolué sur le quartier Saint-Martin". D'une main de maître, le pilote "conduit son avion exactement devant la porte de son hangar", à la grande surprise des spectateurs.




Marthe NIEL
Elle fut la première femme à avoir obtenu son brevet de pilote à l'Aéroclub de France.
Marthe NIEL, surnommée "la femme oiseau" provoque l'engouement du public et devient l'héroïne de la manifestation.
Son monoplan est qualifié par les journalistes de l'époque comme  "gracieux, semblant un énorme papillon élargissant ses ailes d'or autour de son corselet".

Tout d'abord, "serrée dans un manteau de laine blanche, coiffée d'un polo rouge", elle suivra des yeux les évolutions de son propre appareil "monté" par FRANTZ , son tout jeune mécanicien de dix sept ans , dont le brevet n'a guère que trois mois.





Enfin , à son tour, elle fait frémir la foule en frolant la cime des arbres qui bordent la route de Bordeaux, et pique du nez à l'atterrissage. Il y a heureusement plus de peur que de mal : "La béquille correspondant aux roues des patins est cassée et les bouts des deux ailes de l'hélice sont éraflés".




Monsieur MALLARD
Il devait arriver  d'ANGOULEME dès le premier jour par la voie des airs, mais la brume l'empêcha de partir. Il n'arrive à CHAMIERS que le deuxième jour , avec son monoplan remorqué par une automobile, ce qui fait mauvaise impression et provoque des commentaires acides de la part des journalistes : on trouve ainsi "l'appareil de MALLARD fort différent de celui de Mme NIEL. Il est loin de donner l'impression de légéreté et de sûreté des autres aéroplanes. Il est bas, écrasé et semble un insecte massif à courtes pattes, aplati devant l'élégant papillon" de Mme NIEL.




MALLARD ne paraît pas entendre ces quolibets, et monte le plus vite possible son "engin hideux".
Sans prendre garde à la forte brise, il s'envole péniblement. Les articles de presse relatent la suite : "tandis qu'il plane à faible hauteur, son élan le porte vers le pylone soutenant les fils conducteurs d'énergie électrique. il l'aperçoit trop tard pour l'éviter et l'appareil va littéralement se piquer sur le mât de fer où il se fiche comme un pieu. (...) Le pylone a éventré le moteur d'où coule une huile rougeâtre que de loin on prend pour du sang et cette illusion d'optique impressionne cruellement les spectateurs".
MALLARD ressemble plus à cet instant à un Don Quichotte qu'à un chevalier du ciel. "Immobile sur son siège pour ne pas rompre l'équilibre instable de son appareil embroché, il attend qu'on vienne le délivrer".



Pauvre MALLARD! Après avoir ainsi perdu toute sa dignité, il ne lui reste plus guère qu'à remercier les organisateurs d'avoir eu l'idée géniale de faire couper le courant électrique pendant la durée du meeting.   

C'est le photographe PORTAS, de PERIGUEUX, qui fut seul autorisé à prendre et à mettre en vente les portraits des aviateurs et de leurs appareils. Remercions ainsi ce talentueux photographe, qui me permet aujourd'hui d'illustrer quasiment minute par minute le déroulement de ce meeting, y compris l'accident de l'infortuné MALLARD.
Au passage, je note que PORTAS était également un commerçant avisé , car il utilisa et vendit ses propres clichés pris à Chamiers de Mme NIEL pour le meeting auquel participa cette dernière à GAILLAC les 20,21 et 22 Mai 1911 (la photo de Mme NIEL légendée Gaillac Aviation est la reprise d'une carte Périgueux-Aviation).

Pour le commentaire de cet article, je me suis essentiellement servi de l'ouvrage de Jean-Claude CARRERE "COULOUNIEIX-CHAMIERS Histoire et histoires", paru en 11/1998 aux éditions FANLAC, et qui reprend de nombreuses citations des journaux de l'époque "L'Avenir de la Dordogne" et "L'Argus du Périgord".

 

 

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 19:07

J'ai eu le plaisir de trouver récemment cette carte postale dont je ne connaissais pas les 2 sujets : qui pouvaient bien être ces deux artistes équilibristes au nom de scène assez étonnant "LES RIBERAC'S EQUILIBRISTES" ?

Je ne sais même pas s'ils se produisaient dans le Ribéracois, vu que le cliché est signé d'un photographe Lyonnais.

Si vous reconnaissez votre grand père (la photo date des années 30) , ne manquez pas de laisser un commentaire sur ces talentueux artistes...

 
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 12:08

La rivière DRONNE ne semble pas bien large à cet endroit, mais les 3 arches visibles en construction semblent avoir été conçues pour affronter toute éventuelle crue de cette rivière parfois capricieuse (on a du se rappeler de l'ancien pont voisin de ST AULAYE , emporté par une crue aux débuts 1900).

La rivière délimitant à cet endroit les 2 départements, quelqu'un pourra t'il me dire dans quel département se trouvait le photographe : DORDOGNE (rive gauche), ou CHARENTE (rive droite) ? Difficile de voir sur le cliché le sens du courant...


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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 17:15

Vous avez remarqué?... Toute cette assemblée présente une tête très sévère... Sans doute impressionnée par le photographe qui les a tous bien sagement alignés et sans doute priés de ne pas bouger. La seule à sourire est la grand-mère devant la porte ouverte...  Elle a sans doute du en avoir vu d'autres dans sa vie...

Noter le garçon et la jeune fille chaussés de sabots qui semblent immenses...

Et pour terminer la visite du village, je vous propose deux clichés illustrant la diversité des villageois (cherchez Monsieur le curé ) et la richesse hôtelière des lieux (l'hôtel faisait également épicerie et café).



   
 

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 15:33

 Aujourd'hui c'est jour de noce au village !  Y a même la fanfare militaire qu'en a profité pour sonner un p'tit coup d'clairon vu qu'c'était jour de manoeuvres...

Sûr qu'les mariés ont été ravis par cette belle animation.

Et pis après tout ce joli petit monde est allé banqueter au village du Pinier , où le photographe n'a pas manqué de tirer la photo souvenir...

Bon, effectivement, ces trois clichés ont été édités par l'épicier BISSIERE de BUSSIERE BADIL... mais il s'agit de trois événements bien distincts... à partir desquels je me suis permis cette petite mise en scène.

  

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 15:57


Pas de moins de 27 petits communiants entourent Monsieur le Curé en ce jour de première communion de l'année 1910 !   Pas mal pour ce village qui ne comptait que 483 habitants avant la première guerre mondiale...

Aura t'on une pareille photo pour la "promotion" 2008 ?

Je ne pense pas. Même en supposant qu'il y aura encore suffisamment d'enfants , je crois que les photos seront beaucoup plus individuelles , en famille, autour du cadeau.... ce ne sera pas la photo de la communion du village.

Je souhaite me tromper, et dans ce cas je serai ravi d'ajouter dans cet article la photo de groupe de la communion 2008 .

 

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 18:59

Ayant entendu ce week-end les malheurs de ces pauvres voyageurs rentrant de Londres que leur TGV n'a pu ramener à Paris qu'après une nuit entière de retard, j'ai pensé à vous mettre sous les yeux cette jolie carte photo.

Elle représente le personnel de la gare de BERGERAC posant en grand uniforme devant le panneau des heures des trains... Et ça ne rigolait pas !

Nul doute que les voyageurs en provenance ou en partance pour LIBOURNE, LE BUISSON, MARMANDE, ou MUSSIDAN ne devaient pas connaître de telles bévues...
Aujourd'hui, et alors qu'il n'y a plus de lignes pour MUSSIDAN ou MARMANDE , demandez aux étudiants qui partent pour BORDEAUX s'ils n'ont pas souffert d'horaires non respectés.

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